Le nucléaire ne sauvera pas le climat !

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Soutien aux luttes anti-nucléaires

A Rennes, des organisations associatives, politiques ou syndicales se sont rassemblées autour d'une cause commune : le soutien aux actions de lutte contre le nucléaire. Que ce soit pour la production d'énergie nucléaire ou d'armes atomiques, nous sommes convaincus que l'avenir technologique de l'humanité ne doit pas passer par la fission de l'atome. Transformer l'énergie doit se faire par des moyens techniques propres, renouvelables, dans un cadre de pensée où la sobriété énergétique prédomine. Ce sont les conditions nécessaires à une transition écologique. Pour nous une chose est certaine : le nucléaire ne sauvera pas le climat !

Pour une présentation plus détaillée du comité, vous pouvez également lire notre texte d'intention complet en cliquant ici

Se réapproprier le savoir

Nous organisons un cycle de conférences sur le nucléaire, parce que nous sommes convaincu·e·s que chacun doit se former à cette question cruciale. Le nucléaire est un sujet complexe, mais nous devons pouvoir en débattre, sans se laisser impressionner par son jargon, ses expert·e·s, ses politicien·ne·s. Tous veulent nous empêcher d'en comprendre les enjeux.
Combien de personnes vivent aujourd’hui à côté de sites nucléaires, de centres de stockage, ou de routes où circulent des transports de déchets radioactifs ? Pourquoi les élu·e·s seraient plus légitimes que les citoyen·ne·s pour prendre des décisions aussi importantes pour nous toutes et tous ? Comment s’y opposer quand on ne se sent pas armé face à la communication intensive de l’industrie nucléaire ? Si nous organisons ce cycle, c’est parce-que nous voulons montrer que chacun, scientifique ou non, peut comprendre les enjeux du nucléaire et formuler un avis, contrairement à ce que l'industrie nucléaire et l’État nous font croire.

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Six mois d'événements à Rennes

A partir du mois de janvier, plusieurs événements vont être organisés par le Comité anti-nucléaire du Pays de Rennes. Le but de ces manifestations : informer le public sur l'état de l'industrie nucléaire en France, mais aussi lui donner des outils pour s'auto-former, comprendre les problématiques qui sous-tendent cette technologie et découvrir les différentes luttes qui émergent en France autour de la question nucléaire.

Le nucléaire : une solution au changement climatique ?

Mardi 24 mars 2020, à l'université de Villejean

L'industrie nucléaire n'est jamais à cours d'idées pour se repeindre en vert. Surfant sur la légitime préoccupation pour le climat, elle présente cette technologie comme une solution incontournable pour réduire nos émissions.

Mais qu'en est-il vraiment ? Même si l'on choisissait d'ignorer tous les risques et pollutions liés au recours au nucléaire, cette technologie serait-elle vraiment efficace et pertinente face à l'urgence climatique ? Et dans un monde qui se réchauffe, peut-on se permettre de laisser perdurer une industrie dangereuse ?

Cette conférence sera l'occasion de faire le point sur ces questions.

Avec Charlotte Mijeon, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

Le 24 mars 2020, à l'université de Villejean

Pour les 9 ans de Fukushima, action anti-nucléaire à Rennes

Le 11 mars 2020, place de la Mairie

Le 11 mars 2011, un violent séisme provoque un tsunami qui frappe les côtes japonaises, coupe l’alimentation électrique et endommage les réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima-Daiichi.

Des zones entières d’habitation ainsi que les écosystèmes forestiers et marins alentour sont contaminés par la radioactivité et évacuées par les habitants. Cette catastrophe, plusieurs décennies après l’accident de Tchernobyl, démontre que l’industrie nucléaire fera toujours courir des risques inconsidérés aux populations.

Rendez-vous le 11 mars à 16h place de la mairie à Rennes pour alerter ensemble sur les dangers du nucléaire !

Stop Cigéo ! - le 19 février à la MCE de Rennes

Présentation de la lutte contre Cigéo à Bure

A Bure, dans la Meuse, le projet Cigéo d’enfouissement des déchets les plus radioactifs de France est prévu pour s’implanter à 500m de profondeur sur près de 300km de galeries, soit donc le plus projet européen de l’industrie nucléaire. Depuis 1994, de nombreuses mobilisations ont émaillé la lutte contre ce projet, plusieurs générations militantes, avec des pratiques très diversifiées se sont relayées, fondues les unes dans les autres au fil des ans, s’installant sur place et dans le territoire autour de Bure.
Malgré cette longue histoire militante, c’est surtout durant les trois dernières années que Bure s’est fait connaître en-dehors des réseaux antinucléaires, notamment à travers une occupation de forêt très médiatisée et des manifestations tumultueuses. Ces dernières, rejointes par des centaines de militant.e.s de tous horizons, ont aussi entraîné une brutale répression, simultanée à celle qui a touché Notre-Dame-des-Landes.
Des dizaines d’arrestations, de perquisitions, près d’une quarantaine de procès, l’ouverture d’une instruction en association de malfaiteurs à l’encontre de l’ensemble de la lutte, ont lourdement touché les opposant.e.s mobilisé.e.s sur place. Mais elle a aussi entraîné une décentralisation de la lutte avec notamment la création de dizaines de collectifs soutien en France, qui restent très actifs jusqu’à aujourd’hui, organisant évènements de soutien et d’information autour de la lutte contre Cigéo et plus largement l’industrie nucléaire.
C’est un peu de cette histoire que les opposant.e.s présent.e.s à cette soirée vont partager avec vous, à travers des discussions et l’échange d’informations en mots et en images.
Le 19 février, à 18 heures, à la Maison de la consommation et de l'environnement (MCE) de Rennes, au 48 boulevard Magenta.

Ca grésille dans le poteau - le 10 janvier à la Mir

Histoire de la lutte contre la THT Cotentin-Maine

Une des faiblesses d’un réacteur et de toute centralisation de la production de l’électricité réside dans sa distribution. Il en va ainsi du système français qui voit courir sur des centaines de kilomètres des lignes très haute tension (400 000 V) qui acheminent le courant de sa source au consommateur qui, lui, recevra du 220 V à sa prise.
Ces dernières années, une des lignes THT qui préoccupait autant RTE (Réseau de transport d’électricité) que les opposants, était celle qui devait évacuer l’électricité du réacteur EPR, en construction dans la Manche (50). Sans cette ligne, impossible de distribuer le courant jusqu’en Ille-et-Vilaine, un des départements qui recevra de l’électricité produite par le nouvel EPR, si jamais il démarre un jour. Ce document unique n’est rien d’autre qu’une mémoire orale des luttes et des expériences de chacun et chacune. Rassemblées en cinq épisodes distincts, les paroles recueillies retranscrivent un fil commun fait de récits personnels, d’anecdotes et d’histoires de l’opposition. Des extraits seront diffusés au cours de la soirée, commentés par des représentants de cette lutte.
Le 10 janvier, à 18 heures, à l'amphithéâtre de la Maison internationale de Rennes (Mir), 7 Quai Châteaubriand, à Rennes. Prix libre.

Un collectif d'organisations

Plusieurs associations, partis politiques et syndicats font partis du Comité anti-nucléaire de Rennes. Elles travaillent ensemble à la mise en place du cycle de conférences qui va démarrer le 10 janvier.

logo de Sortir du Nucléaire

Sortir du Nucléaire - Pays de Rennes

logo des Jeunes écologistes

Les Jeunes Ecologistes

logo du Nouveau parti anticapitaliste

Le Nouveau Parti Anticapitaliste

logo de Résistance écologiste Rennes

Résistance Ecologiste Rennes

logo d'attac

Attac Rennes

logo du Réseau de ravitaillement des luttes

Le Réseau de ravitaillement des luttes

logo de l'Union des étudiants bretons

L'Union des étudiants bretons

logo de l'Union communiste libertaire

L'Union communiste libertaire


Mais aussi la grange de Montabot, et des citoyen·ne·s engagé·e·s !

Présentation du comité anti-nucléaire du pays de Rennes

Pas d'atome pour le climat !

2019 fut l'année des grandes mobilisations pour le climat, de la prise de conscience  généralisée du réchauffement climatique et de l’extinction du vivant. Malgré cela, les catastrophes liées à l'activité humaine continuent de ravager nos territoires. Les sécheresses ou inondations meurtrières s'étendent désormais sur tous les continents. Des milliers d’hectares de forêts brûlent en Amazonie. L’incendie de Lubrizol laisse place au feu de la colère et de l’inquiétude, semant le doute  sur la capacité des autorités à gérer les conséquences d’un accident  industriel.

Pour une partie de la population, il y a urgence à agir. Non pas dans un futur proche, ni dans quelques années;  mais là, tout de suite, maintenant. Avant qu’il ne soit  trop tard.
Cependant, une partie du mouvement climat s'oriente vers les analyses d'experts qui préconisent des solutions technologiques pour lutter contre le réchauffement climatique. Parmi elles, le nucléaire. Loin d'être la "moins pire", nous considérons que ce mode de production n'est pas une solution, mais un leurre. L'argument de l'indépendance énergétique  est tout autant un mensonge et perpétue la politique coloniale de l’État français, au Niger notamment. 

Pourtant, l’État français s'enfonce toujours inexorablement dans une fuite en avant : il vient d'annoncer la construction de 6 nouveaux EPR alors que celui de Flamanville n'est toujours pas terminé (et tant mieux !) et coûtera plus de 12 milliards d'euros. 
Ainsi, la lutte anti-nucléaire est plus que jamais d'actualité. Nous devons affirmer aujourd'hui comme hier que le nucléaire est une énergie coûteuse, inutile et dangereuse !
Pour la réappropriation du savoir
A Rennes, un collectif inter-orgas s'est constitué afin de porter haut et fort la lutte contre le nucléaire. Un cycle de conférences, qui démarre le 10 janvier 2020, vient amorcer cette mobilisation. 
Nous sommes convaincu.es que nous n’arriverons à rien si nous ne nous auto-formons pas sur ces questions cruciales. Le nucléaire est un sujet complexe qu'il nous faut débattre sans se laisser impressionner par son jargon, ses expert.es, ses politicien.nes et leurs conflits d’intérêt qui veulent nous empêcher d'en comprendre les enjeux. 
Combien de personnes vivent aujourd’hui à côté de centrales, de centres de stockage, de sites nucléaires ou de routes où trafiquent régulièrement des transports de déchets radioactifs ? En quoi les politicien.nes seraient-ils et elles plus légitimes que nous à prendre des décisions qui ont des implications aussi importantes pour nous tou.tes, générations présentes mais aussi futures ? Comment s’y opposer quand on ne se sent pas assez armé pour contrer la communication intensive de l’industrie nucléaire ?
Ce ressenti est le fruit d’un long matraquage intellectuel orchestré par le lobby nucléaire. Depuis trop longtemps, derrière les rapports de nombreux scientifiques, il tient le stylo pendant que les politiques rabâchent sans cesse : « le nucléaire est fiable, peu cher, il nous rend autonome en production d’électricité, et surtout : il est sûr ». Alors « faites-confiance. »

Si nous organisons ce cycle, c’est parce-que nous voulons replacer la  connaissance et le débat là où nous pensons qu’ils doivent être : en-dehors des laboratoires et des couloirs de l’Élysée, au cœur de la population.
L’industrie nucléaire et l’État ont volontairement fait du nucléaire une question scientifique, pourtant, le sujet dépasse de loin le terrain des becquerels et des millisieverts. En effet, la production de nucléaire a tout aussi bien des implications économiques, sociales, philosophique, culturelles, ou bien encore historiques. Blouse blanche ou pas, il est possible à tous et toutes de se positionner sur le sujet, au même titre que n’importe quel thésard. Mais pour cela, il faut prendre le temps de s’informer par soi-même; de comprendre, échanger, sous-peser chaque argument, questionner les différentes thèses ou les positions défendues, et avoir les outils pour le faire.
Nous proposons que ce nouveau cycle de conférences fasse partie des moyens pour atteindre ce but.
Apprendre des luttes du passé pour se mobiliser aujourd'hui
Des manifestations de Plogoff au déboulonnage de la ligne T.H.T. dans la Manche, en passant par les attaques à la bombe contre la centrale de Brennilis, le grand ouest a été et demeure un haut lieu de la lutte contre le nucléaire. 

Ainsi, nous voulons tisser des liens à travers l'histoire de nos luttes, recevoir l'héritage des récits des conflits passés afin de nous mobiliser sur les sujets actuels : s'opposer au centre d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure, détricoter les fausses promesses de la transition énergétique avec les camarades de l'Amassada, explorer l'écoféminisme avec les "bombes atomiques" (collectif non mixte anti-nucléaire)... Au delà de ces moments de discussions, nous souhaitons également faire exister le discours anti-nucléaire dans la rue : actions, manifestations, collages... 

Contact


Pour contacter le comité, vous pouvez envoyer un message à l'adresse : antinuk-rennes@riseup.net

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